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BLOGMAS 2020 – Jour 7 : Ces classiques que j’aimerais lire un jour

Chaque lecteur a sa définition des classiques de la littérature. C’est selon moi propre à chacun et très subjectif. Pour ma part, lorsque je parle de classiques, je pense à ces romans qui semblent avoir traversé les âges, les générations, et dont on fait souvent référence, parfois dans d’autres livres, au détour d’une conversation, dans les médias, – bref, un peu partout – comme étant des oeuvres marquantes.

En tant que lectrice, j’ai tendance à me tourner naturellement vers les sorties plus ou moins récentes, et beaucoup moins vers ces romans qui ont certes vieilli, mais qui semblent pourtant rester intemporels. 

J’aimerais changer mes habitudes et lire un peu plus de ces classiques. Voilà une sélection non exhaustive des livres que je veux absolument lire dans ma vie : 

Gatsby le magnifique – F. Scott Fitzgerald


Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu’il génère, est réputé pour les soirées qu’il donne dans sa somptueuse propriété. L’opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C’est pourquoi l’illusion ne peut être qu’éphémère.

Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d’or, de cuivre et d’azur, s’impose également comme la chronique d’une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n’être magnifique que le temps d’un air de jazz.

J’ai toujours été intriguée par cette histoire, après avoir beaucoup aimé l’adaptation cinématographique avec Di Caprio !

Le dernier jour d’un condamné – Victor Hugo


Victor Hugo nous fait entrer dans la tête d’un condamné à mort qui attend son exécution. On ignore qui il est, quel crime il a commis. Car l’auteur ne veut pas débattre mais montrer l’horreur et l’absurdité de la situation. Son texte a une telle puissance de suggestion que le lecteur, s’identifiant au narrateur, partage avec lui l’angoisse et les vaines espérances. Réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort, ce roman est aussi une admirable leçon d’écriture et d’humanité.

Traitant d’un sujet qui m’interpelle et me tient particulièrement à coeur, je veux absolument lire ce livre d’autant plus que mon père l’a lu récemment et m’a dit qu’il était sûr que j’allais beaucoup l’aimer. Il est en plus très court mais apparemment très intense. 

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee


Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

Ce livre est dans ma PAL depuis des années et pourtant je ne l’ai toujours pas lu, alors même qu’il traite là encore d’un sujet que j’affectionne. 

Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry


Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait : … ” S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! “
– Hein!
– Dessine-moi un mouton…
J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.

C’est sans doute LE classique de la littérature jeunesse dont j’ai toujours entendu parler au fil du temps, dont le succès me fascine et que je veux enfin découvrir, afin de comprendre. 

1984 – George Orwell


De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face.

BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de WINSTON… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance.
Seule comptait la Police de la Pensée.

Souvent cité comme étant le père de la dystopie, ce roman m’a toujours beaucoup intriguée, surtout depuis que j’ai découvert ce genre que j’adore (avec Hunger Games, à l’époque). 

Contes de Noël – Charles Dickens

Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique. Comme l’écrit Dominique Barbéris : ces contes nous rendent un peu d’enfance à l’état pur, dans la vigueur native des sentiments : l’indignation et la pitié, le rire, la peur. Ils nous redonnent le bonheur oublié de nos premières lectures, ces lectures d’adhésion sans distance critique, sans réserve, non pas sceptiques et endurcies, mais merveilleusement sensibles et “crédules”.

En tant que fan de la période des fêtes de fin d’année et surtout de Noël, je dois lire ce livre (chaque année, je me dis que je vais le lire au mois de décembre, et finalement ce n’est toujours pas le cas).

Peter Pan – James Matthew Barrie


Wendy, John et Michael n’auraient jamais imaginé qu’ils pouvaient voler. Ni qu’ils s’en iraient au Pays Imaginaire, affronter les Indiens et les Pirates du redoutable Capitaine Crochet. Seulement, un beau soir, Peter Pan a fait irruption dans leur vie bien tranquille…

Ce roman m’intrigue beaucoup car je sais qu’il est très loin de l’adaptation faite par les studios Disney et j’ai vraiment envie de découvrir le personnage de Peter dans l’oeuvre originale. 

Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde


Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d’un jeune homme d’une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d’étranges conjectures.

Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer.»

Oscar Wilde est un auteur que j’ai toujours voulu découvrir et ce roman est celui qui me fait le plus envie, par son contexte et son sujet qui prête à la réflexion. 

Et vous, quels sont vos classiques ?
Quels sont ceux que vous aimeriez lire ou avez lu dans ma sélection ?

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